Interview: 3 questions à Sam Sauvage.

Originaire de Boulogne-sur-Mer, le jeune Sam Sauvage (17 ans) s’est déjà imposé dans différents tremplins et a réussi ses premiers concerts. Découverte d’un artiste à suivre…

Comment as-tu commencé à chanter ?

Ma mère écoutait beaucoup de musique (Bashung, Gainsbourg, Dylan…) quand j’étais petit. Dès l’âge de 6 ans, j’ai commencé à apprendre la guitare mais c’est surtout vers 13-14 ans que je m’y suis vraiment intéressé. N’étant pas très à l’aise dans les environnements académiques, je n’ai pas suivi de cursus classique avec solfège, cours de chant… J’ai une passion pour l’écriture depuis l’enfance. J’aime la sonorité des mots. Dès l’âge de 7 ans, j’ai commencé à écrire des poèmes, à inventer des histoires. Cela me permettait de créer et de m’évader dans mon imaginaire.

De quelle manière travailles-tu ?

L’actualité, les événements que je vis nourrissent mon inspiration. A la base, il y a une émotion que j’ai envie de traduire en mots. Puis je mets de la musique sur des mots mais je peux aussi commencer par la musique : je n’ai pas de méthode ! La chanson « L’Enfant » par exemple, est venue d’un reportage sur la guerre en Syrie qui m’a bouleversé. Dans mes textes, je peux être « engagé », pas pour une cause, mais pour l’humanité ! Dans un autre registre, « Les Pantalons Roses » raconte le quotidien des personnes privées de liberté, qu’elles soient persécutées pour leurs idées ou par le poids des conventions sociales… Cela peut se passer sous nos latitudes ou dans n’importe quel régime totalitaire…

Quelle est ton actualité et quels sont tes projets pour cette année ?

Depuis ma rencontre marquante avec Gaêtan Drouot en 2016, (Life On Mars Production) qui est devenu mon manager. Dès lors, j’ai enchaîné plusieurs tremplins et fait une trentaine de concerts, notamment un au Bus Palladium à Paris. Gaêtan m’aide beaucoup et sait bien me conseiller. C’est primordial pour moi de pouvoir travailler avec lui.

Cette année, je poursuis sur ma lancée en finalisant un premier EP que l’on commencera à enregistrer cet été. Si pour commencer, j’ai privilégié le guitare-voix avec l’harmonica, j’ai formé récemment un Power trio avec basse, batterie et guitare électrique. Cela me permet de me produire en solo ou en groupe…J’ai envie d’explorer de nouveaux paysages musicaux sans pour autant m’enfermer dans un style trop défini.